Accueil Synopsis realisateur Casting Equipe Photos Vidéos
Découvrez les films Studio Canal
Partenaires
Crédits
Antoine, 42 ans, publicitaire, a plutôt bien réussi dans la vie. Marié avec Cécile, père de deux enfants, il habite une jolie maison dans les Yvelines et entretient avec ses voisins des rapports plutôt cordiaux. Il y a bien cette relation discrète avec la belle Marion, mais rien qui ne soit en mesure de perturber ce bel équilibre.

Un jour comme les autres, pourtant, sa vie bascule. Lors d’un rendez-vous avec un client important de son agence, il s’emporte et sabote leur projet. Son associé lui propose de prendre quelques vacances pour se reposer, mais Antoine est décidé à mettre fin à leur collaboration et lui propose de racheter ses parts.

De retour chez lui pour le week-end, il se met à détruire méthodiquement tout ce qu’il a construit pendant des années. Sa femme l’accuse d’avoir une liaison... Il ne dément pas. Odieux, fuyant, il la pousse même à bout sans lui donner la moindre explication. Pour son anniversaire, ses deux enfants lui ont fait des dessins... De façon inattendue, il se montre intransigeant et dur à leur égard. Son vieux pote lui demande un conseil sur l’achat d’une voiture de collection... Au lieu de l’aider, il fait purement et simplement capoter l’affaire. Ses amis l’attendent chez lui pour une fête surprise... Avec jubilation, il les crucifie d’injures les uns après les autres et va jusqu’à malmener la belle Virginie trop aguicheuse à son goût. Nul ne comprend ce qui lui arrive. Très vite, la soirée tourne mal et se termine en pugilat. Dans un dernier excès de colère, Antoine vire tout le monde et, après une dernière conversation, terrible et sans appel, avec Cécile, quitte le domicile conjugal.

En l’espace d’un week-end, Antoine, homme en apparence sans histoire, vient de détruire toute sa vie. La crise de la quarantaine ? Un excès de folie ? Va savoir...
Partenaires
Crédits
Jean Becker
Jean Becker

Comment avez-vous découvert le roman dont le film est l’adaptation : « Deux jours à tuer » (Éditions Anne Carrière) de François d’Epenoux ?
C’est une amie qui m’a donné ce livre à lire. À l’époque, j’étais en Ecosse... Je l’ai commencé et je ne l’ai plus quitté. J’ai tout de suite été intrigué, déstabilisé même, par le comportement de cet homme qui le temps d’un week-end envoie tout promener. Au début du roman, on ne comprend pas ce qui se passe, on ne voit pas les raisons pour lesquelles Antoine agit de façon aussi incompréhensible. Il est désagréable avec sa femme, il est dur avec ses enfants, il agresse ses amis... Cette histoire me plaisait, d’autant plus qu’il y avait une véritable explication au comportement d’Antoine... Une raison crédible révélée à la fin du roman.


Sans dévoiler l’intrigue que pouvez-vous dire de la décision qu’a prise Antoine ?
Il le dit lui-même en partie à la fin du film : c’est égoïste, loufoque, dément, courageux... tout ce qu’on veut, mais c’est sa façon à lui de faire face à ce qui lui arrive. L’attitude de cet homme m’a vraiment bouleversé. Je me suis d’ailleurs demandé ce que j’aurais fait au même âge, dans les mêmes circonstances. Je n’ai pas trouvé de réponse. À mon âge, ce n’est plus pareil.


A-t-il été difficile de trouver le comédien qui devait incarner Antoine ?
Albert Dupontel est un garçon que je trouvais excellent dans ses propres films et dans ceux des autres. Je me souvenais de personnages avec un physique un peu inquiétant, avec un oeil percutant et fort. Exactement ce qu’il fallait pour assumer le comportement si étrange d’Antoine.


Comment avez-vous découvert Marie-Josée Croze ?
Elle était magnifique dans LES INVASIONS BARBARES de Denys Arcand... D’ailleurs, les deux films se font étrangement écho. Marie-Josée est une personne exquise et une très bonne comédienne. Elle a une douceur et un regard qui me touchent profondément.


On retrouve également Pierre Vaneck...
C’est mon beau-frère ! Pierre est un homme adorable, très gentil dans la vie, mais qui peut, également, avoir ce côté un peu bourru qui convient parfaitement au personnage du père d’Antoine.


Vous avez écrit l’adaptation à six mains, avec Eric Assous et François d’Epenoux. Comment vous êtes-vous distribué les cartes ?
C’est la première fois que je travaillais avec Eric Assous, mais mon fils le connaissait. Je lui ai confié toute la première partie de l’adaptation, jusqu’au moment où Antoine part de chez lui... Tout ce qui se passe ensuite en Irlande vient éclairer la personnalité du personnage. Qui est-il vraiment ? Quelle relation a-t-il eue avec son père ? Je voulais que le spectateur découvre Antoine sous un autre jour. Toute cette deuxième partie, je l’ai donnée à François d’Epenoux. Je ne voyais pas l’intérêt de lui demander de revenir sur ce qu’il avait déjà écrit, mais, pour la deuxième partie, notre collaboration a été très fructueuse. Quand tout a été prêt, j’ai récupéré l’ensemble et je me suis mis à travailler dans ma tour d’ivoire. Comme je le fais toujours désormais.


On retrouve vraiment votre univers dans cette séquence irlandaise...
J’ai tourné dans le Connemara, en Irlande. Je connaissais l’endroit pour y avoir passé quelques jours de vacances en famille, dans l’hôtel où le Général de Gaulle avait séjourné. J’avais très envie de filmer ces paysages, leur lumière. Je me sens bien en plein air, dans ces grands espaces, tout y est plus facile pour moi.


Avez-vous rencontré des difficultés particulières sur le tournage ?
Le plus gros du travail se fait en amont. Tout est écrit dans l’histoire. Les acteurs ont lu le scénario. S’ils sont sur le tournage, c’est qu’ils en ont compris le sens. Hormis quelques discussions, quelques indications données parce que j’ai l’ensemble du film en tête, je n’ai pas grand-chose à dire... J’ai juste eu besoin de temps en temps de remettre un petit coup de barre pour redonner son cap au bateau. J’aime que les tournages se passent bien. On fait un métier tellement magnifique, tellement privilégié qu’on n’a pas le droit de le faire dans le stress et l’agressivité.


La scène du dîner entre amis a-t-elle été délicate à orchestrer ?
Cette scène a réclamé une recherche particulière. Avec Albert, on s’est demandé comment il fallait attaquer pour qu’il y ait une progression. Antoine ne devait pas immédiatement devenir antipathique. Le dosage était subtil. Tout passait par les dialogues... D’où l’importance, une fois encore, de l’écriture. Il y a deux choses essentielles dans un film : l’écriture et le montage.


Antoine profite de ce moment pour dire leurs quatre vérités à ses amis. Il dénonce notamment leur petit confort, leur aveuglement... Ce genre de colère vous est-il familier ?
Ça m’est effectivement arrivé de dire à des gens que je connaissais que leur petite vie bien confortable m’emmerdait. C’est d’ailleurs un énorme soulagement ! Pour certains, l’argent est devenu une obsession. Ils ont tellement peur de perdre ce qu’ils ont qu’ils se protègent et ne regardent plus rien ni personne autour d’eux. Avoir de l’argent, ça aide, bien sûr. Peut-être que si je n’en avais pas je réagirais différemment, mais j’ai connu des moments où je n’avais pas un rond et j’étais aussi heureux que maintenant.


Ce film tient-il une place particulière dans votre oeuvre ?
Disons que DEUX JOURS À TUER évoque un sujet qui me touche. Tout est résumé dans le très beau texte de Jean-Loup Dabadie «Le temps qui reste» interprété magnifiquement par Serge Reggiani. C’est presque un testament, mais j’y vois aussi de l’espoir. Il parle de belles choses, de l’envie de vivre, de continuer...


Continuer à tourner...
Oui ! Continuer... Continuer à faire des films, à raconter des histoires avec des personnages passionnants, comme celui d’Antoine par exemple, dont je trouve que le comportement, quoi qu’on puisse en dire, est sacrément courageux.

Les films de Jean Becker
Les films de Jean Becker
Partenaires
Crédits
Albert Dupontel Marie-Josée Croze Pierre Vaneck
Albert Dupontel

Qu’évoquait pour vous l’oeuvre de Jean Becker ?
S’il faut trouver un point commun à tous ses films, c’est sans doute leur grande sensualité : on y entend le moindre souffle de vent, le frémissement d’un bourdonnement d’insectes... Il y a aussi ce mélange permanent et détonnant de drame comme dans L’ÉTÉ MEURTRIER et de douceur de vivre comme dans LES ENFANTS DU MARAIS, ce mélange de pessimisme et d’optimisme, de bonhomie et de violence... Un curieux assemblage qui se retrouve parfaitement dans DEUX JOURS À TUER qui est, à lui seul, un intense condensé du travail de Jean.


Qu’est-ce qui a motivé votre désir d’incarner Antoine ?
Le script était très bien écrit et l’attitude du personnage me semblait cohérente avec ce que j’aurais pu ressentir à sa place. Je me suis identifié immédiatement à ce bonhomme. Évidemment cela aide...


A-t-il été difficile de cerner ce personnage énigmatique ?
Aucune difficulté particulière... Comme à chaque fois, je me rends totalement disponible. Ne pas se poser de questions, s’abandonner un peu plus chaque jour, ne chercher ni à excuser ni à justifier la démarche d’Antoine, juste le comprendre et donc finir par l’aimer quoi qu’il fasse. Confronté à la médiocrité de la vie, au destin, Antoine réagit en héros : il reprend la main et choisit de suivre son chemin... C’est à la fois, insolent, égoïste, dingue, courageux, mais surtout extraordinairement élégant. Il (re)devient lui-même pour vivre ce moment si particulier de son existence.


Ce type qui envoie tout valser pour une raison que l’on ne découvre qu’à la fin du film... Ce pourrait être vous ?
Je ne suis pas sûr d’en avoir le courage et puis, franchement, je préfère ne jamais connaître ce cas de conscience.


En voyant certaines scènes où Antoine vide son sac, on se dit que vous avez dû prendre un plaisir immense... Est-ce le cas ?
Pas plus ni moins que pour d’autres scènes. Encore une fois, je m’identifie à l’émotion d’Antoine, mais pas forcément à ce qu’il dit. Dans la scène du dîner entre amis, incarner cette rébellion bourgeoise m’a autant amusé que de tourner les scènes où il retrouve son père.


Antoine dénonce, notamment, le confort sclérosant dans lequel vit son couple. À part l’argent, qu’est-ce qui fait tourner le monde ?
La vie n’a aucun sens et il appartient à chacun de lui en donner un, mais encore faut-il que les gens sachent qui ils sont. Or, on n’est bien souvent que le fruit de notre éducation, de notre environnement et du conditionnement de notre temps. En un mot, on ne se connaît pas et on subit sa vie plus qu’on ne la dirige... C’est cette prise de conscience qui met Antoine dans un état de «rage» extrême. L’argent n’est qu’un concept inventé par l’homme qui finit par incarner toutes ses angoisses, toutes ses envies. Ses «amis» ont tous réussi socialement, ils se considèrent comme heureux alors qu’ils ne sont que stupides... Ils n’ont pas fait le chemin d’Antoine.


Vous êtes passé trois fois derrière la caméra avec BERNIE, LE CRÉATEUR et ENFERMÉS DEHORS. A-t-il été difficile de n’être qu’acteur sur ce tournage ?
Au contraire, je me fuis beaucoup en faisant l’acteur et moins je me retrouve mieux je me porte. Mais, pour vous dire la vérité, je travaille actuellement sur mon prochain film. MOI a rendez-vous avec MOI dans quelques mois et j’en frémis d’avance.


Quelle scène du film vous a le plus marqué ?
Une scène que Jean a coupée au montage. Antoine se baigne en Irlande dans une eau à 10 degrés. On l’a faite à trois reprises pour qu’il finisse par la couper. Cela s’appelle un vrai souvenir !


Il n’est pas rare que Jean Becker fidélise les acteurs avec lesquels il tourne. Vous seriez partant pour une nouvelle aventure ?
À part jouer le rôle d’un maître nageur dans le grand nord, pour le reste, c’est quand il veut...


Filmographie +

2006 L'ennemi intime de Florent Emilio Siri
2006 Odette Toulemonde de Eric-Emmanuel Schmitt
2005 Président de Lionel Delplanque


Les films du catalogue avec Albert Dupontel

Films du catalogue avec Albert Dupontel
Marie-Josée Croze
Filmographie

2008 Je l'aimais de Zabou Breitman
2007 Le nouveau protocole de Thomas Vincent
2006 Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel


Les films du catalogue avec Marie-Josée Croze

Films du catalogue avec Marie-Josée Croze
Pierre Vaneck

Filmographie

2005 La science des rêves de Michel Gondry
1998 Furia de Alexandre Aja
1995 La propriétaire de Ismaël Merchant
1994 Othello de Kenneth Brannagh
1992 Vent d'est de Robert Enrico
1991 Sur la terre comme au ciel de Kristin Johannesdottir
1990 Les enfants du vent de Chritof Rogolski
1987 Les pyramides bleues de Arielle Dombasle
1986 Sweet country de Michel Cacoyanis
1983 L'année des méduses de Christopher Franck
1982 Erendira de Ruy Guerra
1979 Le soleil en face de Pierre Kast
1979 La légion saute sur Kolwezi de Raoul Coutard
1970 Biribi de Daniel Moosman
1967 Maldone de Sergio Gobbi
1965 L'étrangère de Sergio Gobbi
1960 Un nommé La Rocca de Jean Becker
1960 Les amours célèbres de Michel Boisrond
1959 La morte saison des amours de Pierre Kast
1957 Thérèse Etienne de Denys de la Patellière
1957 Si Paris m'était conté de Sacha Guitry


Partenaires
Crédits


Réalisateur Jean Becker
Producteur Louis Becker
D'après le roman de François d’Epenoux
Publié aux Éditions Anne Carrière
Adaptation et dialogues Eric Assous
François d’Epenoux
Jean Becker
Musique Originale Alain et Patrick Goraguer
Chanson du générique de fin Le Temps qui reste
Interprétée par Serge Reggiani
Paroles Jean-Loup Dabadie
Compositeurs Alain et Patrick Goraguer
Directeur de la photographie Arthur Cloquet
Décors Thérèse Ripaud
Costumes Annie Perier Bertaux
Casting Sylvia Allegre
Montage Jacques Witta
Son Jacques Pibarot
Vincent Montrobert
François Groult
   

Antoine Albert Dupontel
Cécile Marie-Josée Croze
Père d’Antoine Pierre Vaneck
Marion Alessandra Martines
Virginie Cristiana Reali
Eric Mathias Mlekuz
Clara Claire Nebout
Paul François Marthouret
Anne-Laure Anne Loiret
Thibault José Paul
Bérengère Daphné Bürki
Etienne Samuel Labarthe
Sébastien Guillaume De Tonquedec
Mortez Jean Dell
Mère Cécile Marie-Christine Adam
Père Cécile Mario Pecqueur
Madame Lemoine Annik Alane
Propriétaire Jaguar Thierry Liagre
Patron café Stephan Wojtowicz
Auto stoppeur Xavier Gallais
   
Partenaires
Crédits
  • 1024x768
  • 1280x800
  • 1280x1024
  • 1440x990
 
  • 1024x768
  • 1280x800
  • 1280x1024
  • 1440x990
 
  • 1024x768
  • 1280x800
  • 1280x1024
  • 1440x990
Partenaires
Crédits
Partenaires
Crédits